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vendredi 12 mars 2010

Allah Akbar



jeudi 11 mars 2010

Delhi University vs Lyon III


Dans la catégorie "Rendu le plus en retard des notes du premier semestre", les nominés sont :
- Lyon III (France)

- Delhi University (Inde)


Certains ne seront pas sans savoir que Lyon III, déjà habituellement pas très rapide en ce domaine, n'est toujours pas capable de donner un relevé de notes exhaustif à ses étudiants, les profs d'anglais n'ayant pas été payés par l'université. Par conséquent, pas de délibérations et une attente qui dure depuis le mois de janvier. Et bien à Delhi University, ils sont encore plus forts. Incroyable mais vrai.

Les mémoires que nous avions rendu en novembre (euh... voire décembre car j'étais un peu en retard) auraient été destinés à l'oubli, au fond d'un placard, sans intervention de notre part. Entre le doyen qui nous demande "Ah bon, mais il fallait les corriger vos mémoires ? Vous avez besoin de notes ! Vous ne nous l'aviez pas précisé...". Comme si nous avions travaillé des heures d' arrache-pied pour le plaisir d'une masturbation intellectuelle intense.

Depuis, je me suis rendu compte qu'habiter dans le Nord de Delhi présentait de nombreux avantages, dont le premier était de me trouver à 5 minutes de la fac' et donc de son administration (dont le seul membre "compétent" est le doyen). Depuis le mois de février, à part les quelques moments où je me suis absentée de Delhi, ma journée commence toujours pas une petite visite au doyen, qui se finit toujours par un échec total car soit il n'est pas là, soit il me dit que c'est "en cours". La procrastination, ça, je dois avouer que cela semble être son domaine de prédilection. J'ai usé de tous mes charmes, demandant gentiment, plus fermement, allant même jusqu'à pleurer (quelle actrice) dans le bureau de l'assistant du doyen ou bien à lui écrire de longues lettres (bureaucratie oblige) lui expliquant ma triste situation.

J'ai donc décidé de mentir effrontément et de dire que la date limite pour candidater en Master 2 était ce vendredi (donc demain), et que je devais ABSOLUMENT avoir mon relevé de notes au plus tard ce vendredi matin. Sinon, j'allais gâcher ma vie et que tout allait être de sa faute. Vous saurez bientôt si cela à fonctionné... En tout cas, j'ai bon espoir, et c'est la première fois depuis bien longtemps que j'entrevoie le bout du tunnel. J'ai débuté mes mémoires pour le second semestre et espère simplement ne pas avoir à vivre ce même cauchemar.



lundi 1 février 2010

Véridique. Je retrouve les bancs de la fac (modérément).

Vous en aviez marre de voir des photos de mes vacances ? Je vous comprends.

L'arrivée d'Adrie, ma soeur, avait été prévue de telle sorte que je puisse passer deux jours à la fac au retour de mon long périple à travers l'Inde et le Sri Lanka. La reprise des cours avait déjà eu lieu quelques jours auparavant (voire un peu plus...) et il était impératif que j'aille me confectionner un emploi du temps digne de ce nom. Cette fois, ça ne m'a pris qu'une journée. Je m'améliore.

Au programme de ce semestre de réjouissance :

Pas de commentaire. Je rêve déjà aux futurs mémoires que je vais devoir rendre. J'ai cours du lundi au samedi, mais seulement 1h à 3h par jour (trop dure la vie). J'ai préféré privilégier le corps professoral à emploi du temps mieux réparti sur la semaine. Vous savez bien pourquoi...


Et bientôt au programme de mes activités intellectuelles et juridiques (puisque c'était bien ça le but à la base), une rencontre avec the Chief Justice of India, l'équivalent du "président" de la Supreme Court of India, j'ai nommé Monsieur Konakuppakatil Gopinathan Balakrishnan. Mais ça, ce sera après le Kerala.



mardi 8 décembre 2009

"Je ne veux pas travailler. Et puis, je fume."

"Gandhi as lawyer"

Comment s'occupe une étudiante en fac de droit en échange en cette fin de semestre ? Et bien, tout simplement, elle fait consciencieusement ses 'papers' (comprenez par là, des pseudo mémoires, d'une quinzaine de pages). La fac, elle n'y va plus depuis bien longtemps. Elle se contente de regarder avec consternation comment les étudiants locaux luttent pour obtenir une "carte d'examen". Oui, ce serait bien trop facile que d'avoir des places attribuées par les numéros étudiants. Il faut se battre. Autant vous dire que ça aurait été bien difficile pour moi d'obtenir ce précieux sésame, n'ayant déjà pas de "roll number" et pas vraiment d'inscription officielle dans cette université.

Donc je fais des 'papers' au lieu des exams. Je remercie chaque jour Krishna de m'épargner d'aller disserter des heures sur des sujets appris par coeur depuis des mois. Je m'épargne également les crises de larmes quand les professeurs ont eu le culot (je dis bien le culot) de mettre des "sujets de rélexion" dans leurs examens. Réfléchir est bien trop difficile ici et je me dis que les copies doivent différer seulement par l'écriture de leur auteur. Consternant.



Bon, et puis vous le savez, je n'ai pas le droit d'emprunter de livre à la bibliothèque*. Je suis obligée de demander à mon ami Navaid de le faire pour moi. Et puis quitte à monopoliser son temps, autant lui demander conseil sur les bouquins que j'emprunte (transcription française) :

- Navaid, tu penses que je devrais prendre quels livres pour mon 'paper' de Taxation ?
- Oh. Euh... (Il réfléchit et fait une sorte de compromis pour prendre à la fois le livre le plus épais et le plus récent). Celui-là me parait bien.
- Très bien, si tu le dis. Quel autre je pourrais prendre ?
- Quel autre ? Mais pourquoi faire ?
- Et bien ... Pour faire mon 'paper'. Je compte pas le garder en livre de chevet ça c'est sûr.**
- Mais tu as déjà un livre (super gros en plus !), c'est amplement suffisant. Tu ne vas quand même pas en prendre deux. Tu risques de t'embrouiller l'esprit.
- Ca s'appelle comparer les thèses de plusieurs auteurs pour faire un travail de recherche. Enfin, le minimum syndical quoi. Tu vois ? Ce que tu m'as filé, c'est un peu l'équivalent d'un Memento Lefebvre. C'est très bien, mais l'auteur est pas très bavard. Tu lis souvent le dictionnaire toi ?
- Mais si ils ne disent pas la même chose ?
- (...) Allez, c'est moi qui les porte, pas toi. Paie ta carte de BU.


Pour vous envoyer du rêve, et aussi vous prouvez que je ne fais pas qu'aller voir des Bollywood au ciné, je vais quand même vous copier les sujets des mémoires que j'ai eu le privilège d'écrire :

- Contract law : A comparative study of capacity to contract in Indian Law and French Law (Etude comparative sur la capacité à contracter en droit indien et droit français)
- Labour law : Strikes and lock-outs (Grèves et lock-outs)
- Taxation : Income from house property (La taxe foncière)
- International trade : Why the WTO ? (Pourquoi l'OMC ?)
- Intellectual property rights : (pas encore fait ...)

Ca en jette, hein ?

* Pour copier Florence et ses astérisques (nous dirons que c'est un hommage à son blog), je voulais dire par livre emprunté à la bibliothèque "antiquité de plus de 15 ans, qui tient grâce à des bouts de scotch". Je suis assez émue quand je vois une édition d'après 2000. Je me mets tout de suite à relativiser l'année de mon Memento Lefebvre de droit fiscal datant de l'année précédente.

** Quoi que je suis sûre que la bible du droit fiscal indien ferait du meilleur effet sur ma table de nuit en carton.



dimanche 18 octobre 2009

"Chante, chante, chante... ce refrain qui te plaît !"


Qui dit "Inde", ne dit pas forcément "Adieu la musique" ! A St Stephens, le college des étudiants de Sciences Po, il existe une Music Society où, après un grand casting qui fait peur (que je n'ai pas passé... Florence l'a fait pour moi), on a le droit de venir arpenter la scène avec nos micros en chantant du Mozart. A la fac' de droit, c'est beaucoup moins fun. On m'a également proposé de venir chanter, mais interdiction de chanter autre chose que des tubes bollywoodiens.

Et c'est pas ma tasse de thé ... euh ... ma tasse de chai !



lundi 28 septembre 2009

J'ai une existence juridique.


Et je pèse mes mots. Tout cela n'est que le fruit d'une longue lutte entamée depuis des semaines ... A vrai dire, j'étais un peu anxieuse de me voir si "transparente" dans cette fac', même si j'avoue que cela m'arrange bien parfois. A part les doux mots d'accueil du doyen, qui paraissent bien lointains, c'est comme si je venais et partais sans que personne n'en sache rien, dans la mesure où je ne suis inscrite sur aucune liste des profs.

La bataille acharnée a donc commencé : je voulais une carte étudiante ! Ne riez pas, je vous vois tous d'ici rigolez, votre super carte Lyon III (ou autre) dans la main, avec laquelle vous pouvez justifier de votre statut d'étudiant (ça c'est pour l'UGC), mais aussi emprunter des livres à la bibliothèque (à petite dose) et même payer grâce à son système Monéo vos supers repas aux resto U (steack frites autorisé) ainsi que vos cigarettes pour vos soirées enfumées (tout ça avec votre photo prise alors que vous étiez jeune bachelier).

Ici, tout n'est pas si simple. La carte étudiant n'est pas attribuée de droit. Il faut prouver qu'on la mérite. Après tout, un étudiant en échange n'est pas un étudiant à part entière, ce n'est qu'un demi-étudiant. Si la faculté se réserve le droit de sélectionner ses étudiants, sur leur culture générale mais également sur leur niveau d'anglais, on ne peut pas en dire de même pour les membres de l'administration. A part le doyen (et encore ...) et le "profesor in charge", bienvenue à hindi-land, le pays où l'on ne comprend rien !

La première chose à faire est alors de se trouver un traducteur. Vous vous souvenez alors de cet indien collant, qui cette fois va devoir vous coller pour une bonne raison. Aller-retours, incessants, vous êtes même obligés de manquer des cours ... mais c'est pour la bonne cause.


(Dialogue retranscrit en français, abrégé et sans intermédiaire pour plus de clarté)

- Une carte étudiant ? Pour quoi faire ?
- Bah ... je suis étudiante ici, j'y ai droit donc ! J'ai même pas à me justifier ...
- Mais vous avez le droit d'aller aux cours, vous n'en avez pas besoin.
- Oui, merci, encore heureux que j'ai le droit d'aller en cours, il manquerait plus que ça. Mais c'est pas vous qui devez payer 300 Rs au lieu de 10 Rs dans les monuments parce que vous pouvez pas justifier de votre statut d'étudiant en Inde.
- Vous êtes en quelle année ?
- Mmmm ... ça dépend. 1ère, 2ème et 3ème.
- (air dubitatif)
- Je suis une étudiante en échange, je choisis mes cours.
- Mais vous êtes dans quelle section ?
- Bah, une fois de plus ça dépend, j'ai choisis mes cours un peu au hasard donc je change tout le temps.
- Il va falloir demander l'accord du doyen.
- L'accord du doyen ... mais pour quoi faire ? J'ai fais mon emploi du temps avec lui, j'ai ma lettre d'acceptation ... Il en a pas marre ce pauvre doyen que vous le dérangiez tout le temps ?
- Attendez, attendez, j'envoie un sous-fifre demander au doyen ce qu'il en est, il n'a que ça à faire. (1h30 plus tard ...)
- (Désespoir)
- Bon, c'est bon, il suffit de marquer "exchange student sur la carte", vous comprenez, je ne savais pas quoi mettre pour "année" et "section".
- Ah ouai ... dure la vie.
- Vous remplissez la carte, n'oubliez pas le groupe sanguin et le nom de votre père, son numéro et son adresse.
- Le nom de mon père ? Vous voulez lui envoyer une carte de voeu ? Je suis majeure et vaccinée, je crois que mon père va bien rigoler si vous lui passez un coup de fil aussi. Si il comprend.
- (Yeux exhorbités)
- Bon, je vais m'exécuter, mais c'est bien pour vous faire plaisir.
- Votre photo est trop grande, elle dépasse.
- Oh excuse moi si c'est le format réglementaire indien.
- Bon, il suffit d'attendre que "lemecquifaitdestampons" revienne de sa pause déjeuner.
- Je suis désolée Germaine, mais je viens déjà de louper deux heures de cours, il fait chaud, alors je ne vais pas l'attendre encore deux heures.
- 13h30 ?
- Non demain. Je rentre chez moi.


Ah oui ... Et ma carte de bibliothèque. Trop dur de faire un bout de carton, j'ai des mémoires à rédiger, mais je n'ai pas le droit d'emprunter de bouquins car je n'ai pas payer les frais d'inscriptions à Delhi University (euh ... alors, le principe d'un programme d'échange ...). A chaque fois que je veux un bouquin, je dois aller demander au doyen de les emprunter en son nom, après quelques aller-retours, quelques heures, quelques coups de tampon ... et avoir mentionné le numéro de téléphone de mon Papa.



jeudi 17 septembre 2009

Ah ces p'tits juristes !

Beaucoup m'ont dit "Bon, Clara, tu nous racontes beaucoup tes voyages, tes concerts, tes sorties ... mais la fac, comment ça se passe, tu n'en parles pas beaucoup ?"

Bon, petit raclement de gorge, ce qui devait être mon activité principale ici, durement commencée le 21 juillet, n'est devenu qu'une activité annexe, qui m'ennuie assez profondément. Je m'explique. Tout d'abord, le droit indien, comme son nom l'indique, c'est du droit INDIEN. L'anglais c'est génial, mais il parlent pour la plupart hinglish (comprenez là un mix d'hindi et d'anglais). Les étudiants indiens n'ont jamais aucun travail à rendre, moi non plus, ce qui m'arrange bien (je ne vais pas le cacher), mais ne me force pas vraiment à travailler. Allez à la "library" juste pour la "knowledge", comme me le conseillent certains indiens à qui j'explique tout cela, c'est assez difficile, vous en conviendrez !

Et puis pour la route, juste pour vous faire sourire, voici le texto reçu d'un copain indien de mon cours de Labour law qui, je pense, ne veut pas être que mon ami. Enjoy, c'est vraiment magique :

"Sweet is your nature, Dear is your name, Close to my heart. You will always remain, As earth wants water, Flowers want dew, I want nothing but happiness for you."



vendredi 4 septembre 2009

Orgie à la canteen de St Stephens

Des fois, on se dit qu'il vaut mieux ne pas essayer de comprendre réellement ce que c'est comme occasion. C'est une fête, on ne sait pas en quel honneur, mais toutes les jeunes filles indiennes devaient revêtir un sari blanc bordé de doré (chose peu commune dans le milieu universitaire habitué aux jeans, même sous 40 degrés).

Eve et ses copains mathématiciens

Pour cette occasion, un grand repas était organisé à la "canteen" de St Stephens College (là où se trouve les étudiants de Sciences Po) ... avec 19 plats. Bon, ça c'était la théorie, puisque 19 plats, c'était en réalité une feuille de bananier (fausse en plus), du riz (à volonté), et plein de petits mélanges affreusement épicés. Bien sûr, pas de couverts, on mange avec nos doigts en écrabouillant le riz. Il faut trouver la technique et nous avons franchement l'air ridicule. Et oui, il existe un art de manger comme des porcs ... et non, je ne sais pas faire (malgré ce qu'on aurait pu me dire un jour chez moi !).




jeudi 30 juillet 2009

Allez, on ressort un cahier et un crayon !

Il faut être vraiment motivé ici pour vouloir travailler. Déjà qu'il fait 40 degrés (et ce n'est pas une façon de parler), avoir un emploi du temps a relevé d'un quasi exploit. Je vous passerai les détails administratifs, mais obtenir une photocopie de tous les emplois du temps (un pour chaque section, soit 17 emploi du temps au total), relevait presque de la fiction. Les indiens sont quand même très contradictoires. Il suffit que vous leur apportiez un papier, ils vont en faire trois photocopies, une pour eux, une pour moi, une au cas où. Mais par contre, dès qu'il faut tirer une vingtaine de pages, ils font la gueule ... Un joli sourire plus loin, quelques éloges sur l'université plus tard ... j'avais enfin mes emplois du temps !


Après, il a fallu résoudre une sorte d'équation complexe, comme je l'expliquais précédemment : bons profs, bons horaires, bon cours. La encore, mission impossible ... néanmoins, en me creusant la tête pendant deux jours, j'avais réussi à faire coïncider plus au moins 4 matières (soit 12h/semaine) avec juste "one hour clashing", c'est à dire deux heures de cours qui se superposent. Pas très grave ...


J'essaie donc de joindre Madame Ferrand, qui est la directrice de l'Institut de Droit Comparé à Lyon, pour lui soumettre mon choix de cours (ce que j'ai fait in extremis puisqu'elle partait en vacances le lendemain). Je mets des jolies formules, pour lui dire que 4 ça passe, mais que 3 cours c'est quand même vachement mieux ! Et là ... elle me fait comprendre que 4 est vraiment le minimum, dans la mesure où le nombre de cours reflètera également la qualité de mon master. Et accessoirement ... elle dirige un des M2 que je convoite, celui de de Droit bancaire et marchés financiers de l'IDEA. Donc, j'ai été un peu contrainte de rajouter un cours ... Le nombre d'heures se superposant est passé à trois. Mais bon, elle n'a pas tord !

Je suis ensuite retournée voir le doyen, pour lui montrer ma sélection. Je lui ai fait les yeux doux pour les heures se superposant, car bien entendu, il y avait d'autres possibilités, mais ça m'obligeait à venir à la fac le vendredi et le samedi ... alors que je compte plutôt voyager à ces moments là ! J'étais allée voir un cours le matin même, de Contract law (définition des différents types d'offres ... bon ...). Le prof était légèrement antipathique et était d'un académisme absolument ... désapointant. En accord avec le doyen, j'ai donc changé de professeur, ce qui m'évite un chevauchement. J'ai un cours le vendredi, mais qui est selon ses dires "optionnel" pour moi. Très bien, très bien.


J'ai aussi assisté à un autre cours, par contre la prof a vraiment l'air super. Je l'avais déjà rencontrée auparavant, elle savait qui j'étais. D'un aure côté, je suis vite repérée, je n'ai croisé aucun étudiant étranger (sauf peut être des asiatiques et encore je n'en suis pas sûre). Si elle avait l'air très bien, elle a pété une crise car il manquait énormément d'étudiants et a donc décidé de ne pas assurer son cours. C'est un cours de 3ème année, les étudiants sont rodés. Aparemment, les absences des professeurs sont choses assez courante ici, mais ça les "traumatise" plus que nous en France car ça veut dire plus de travail à la maison.


(Je vais faire mon premier voyage en train demain ! Je pars demain à 5h du mat', en classe sleeper, et j'arrive sur le coup des 12h à Haridwar ! J'emporte mon réflex, je vous ramènerai plein de super photos ... Pas de souci pour le train, je suis allée investir dans un cadenas !)



mardi 21 juillet 2009

La mission Campus Law Centre

C'est pas tout, mais après avoir appris par Pénélope et JB, les deux autres juristes de Lyon 3 parachutés à Delhi, que les cours commençaient finalement mardi, nous avons donc décidé de nous retrouver à l'université lundi (et oui, la veille), pour prendre connaissance des emplois du temps et choisir nos cours dans la foulée.

Vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais choisir ses cours relève d'une grande complexité. Non seulement, il faut choisir des cours qui nous intéressent, qui correspondent à notre diplôme (pour un master de droit des affaires, difficile donc d'aller faire du droit de la famille hindoue ...), des cours qui ont de bons profs, mais aussi des profs compréhensifs par rapport à notre statut d'étudiant en échange universitaire, des profs arrangeants, des cours bien placés dans la semaine pour nous permettre de voyager. Bon ... déjà ça s'annonçait complexe.

Après quelques aller-retour, j'arrive à retrouver Pénélope et JB, coincés quelques peu dans les bouchons. Au niveau des affichages, on ne voit rien, les seules personnes disponibles qui sont là pour faire les inscriptions et ditribuer les relevés de notes nous renvoient vers le doyen. Mais le doyen n'est pas là ... il est parti voir Hillary Clinton !

Après quelques temps d'errance, ce dernier revient tout de même dans son bureau, on nous fait patienter un peu. Puis, il nous a reçu de manière très chaleureuse dans son bureau ultraclimatisé. La première chose que nous lui demandons sont les emplois du temps, sachant que nous étions censés commencer les cours demain ... Hop, un coup de sonette magique, et il envoie ses larbins les chercher (ou plutôt les fabriquer ^^).

Après nous avoir fait servir du thé, j'en profite pour lui faire remplir mes papiers pour la bourse (une attestation comme quoi je suis bien étudiante dans cette université) que je dois envoyer en France pour qu'ils me donnent des sous ! La prochaine étape reste à trouver la Poste mais c'est une autre histoire ...

Pour patienter, les emplois du temps n'arrivant pas, nous avons commencé à discuter de tout plein de sujets, comme du système universitaire indien, du concours d'entrée (qui est en fait un QCM de culture générale ... plutôt difficile pour nous mais ça avait l'air de le faire rire !), de sa famille ...

Il nous a également offert plein de recueils juriprudentiels (un pour chaque matière qui nous intéressait). C'est cool, ça fait une jolie pile dans ma chambre, ça fait très sérieux ! Mais franchement, je ne suis pas sûre que je vous en ferai un résumé ... Ca m'a un peu fait pensé aux arrêts du DU de droit d'anglais !

Sinon, nous avons évoqué un autre problème avec le doyen. Sur notre lettre d'acceptation, les cours (et examens) étaient censés finir le 30 avril, ce qui me laissait la possibilité de rentrer en France pour préparer mes dossiers de M1/M2, et puis surtout de faire un stage. Et au fait, les examens se terminent un mois plu tard. Mais le doyen n'a pas eu l'air traumatisé, il nous a dit que c'était pas grave, que les profs se débrouilleraient pour nous interroger avant que nous partions. La bonne blague ... ca fait rêver, hein ?

Et puis, les emplois du temps n'arrivant pas, n'étant pas encore édités (on se demande même si ils ont déjà été faits), le doyen nous a recommandé de prendre une semaine de vacances supplémentaire et de revenir lundi prochain. Fallait pas nous le dire deux fois, nous avons donc pu disposer après 1h30 de conversation très enrichissante ...



jeudi 16 juillet 2009

Delhi University ... le retour !

Une des rues à l'intérieur du campus

Un parc juste à côté de la Law faculty

Marjolaine et Florence, qu'on ne présente plus !

Ici, ils sont très fiers d'avoir transformé leur campus en un endroit non fumeur. Cependant, cette règle est un peu enfreinte. Le montant de l'amende est de 80 roupies (un peu plus d'un euro ...)



lundi 13 juillet 2009

We have a college !

Hier a été une journée très fructueuse, mais vraiment épuisante (surtout pour Prabhat à vrai dire et ceux qui pédalent pour les vélos rickshaws ...). Nous avions décidé avec toute la clique (sauf Olivier qui avait décidé de descendre dans le Sud pour être près de son université) de visiter un peu le campus de Delhi University, de trouver nos "colleges" respectifs, puis d'aller à Kamla Nagar qui nous paraissait être le quartier le plus sympa à habiter tout en restant près de l'université. Nous débarquons en métro au Nord du campus (sur le coup des 13h, très mauvaise idée d'aller visiter à cette heure-ci) et marchons, marchons (encore marchons) jusqu'à enfin tomber sur la Law Faculty.

Première impression : C'est un peu vide, personne n'est là. C'est plutôt mignon, mais surtout pas très grand, voire même très petit. On se croirait dans une petite école de campagne avec trois classes en dessous, trois classes au dessus (et encore je ne suis pas allée voir, tout était fermé). Mais, il y avait un truc assez drôle, qui me change un peu de Lyon 3 d'ailleurs ... j'avais déjà mes dates de partiels (fin novembre, début décembre) ce qui va être également décisif pour le choix de mes cours (pas autant que leur emplacement dans la semaine, c'est vrai ...).











Quelques photos de la Law School


Puis nous sommes tombés sur St Stephens, qui au contraire est vraiment gigantesque par rapport à la law school (mais qui regroupe plusieurs matières : ici, les étudiants étudient aussi bien les mathématiques, que la géographie ...). Ce sont les étudiants de Sciences Po qui seront ici. Et pour finir, nous avons chercher FMS (faculty Management Studies) pour Steven, et après avoir bien galéré, nous sommes enfin tombé dessus ! Plutôt sympa le bâtiment ! Aussi, en prime, il y avait même un gars qui lui a souhaité la bienvenue, qui a vérifié qu'il était bien inscrit et lui a donné RDV pour choisir ses cours le lendemain 10h (les cours ont déjà commencé pour lui). C'était très drôle d'ailleurs, quand cette personne a demandé à Steven quelle était l'heure le plus tôt possible où il pouvait venir, il a répondu 8h/9h. bon, RDV fixé à 10h, ça veut tout dire !



lundi 16 février 2009

No smoking @ DU